Les premières dernières fois

Depuis la naissance de notre fils, nous attendons avec impatience de découvrir toutes ses premières fois. Son premier « areuh », son premier sourire, la première fois qu’il se retourne tout seul, sa première dent, ses premiers déplacements en rampant, sa première purée, son premier éclat de rire, son premier « bravo » avec les mains…

Nous avons assisté à tellement de premières fois, qui représentent à chaque fois une acquisition importante, qui marquent son évolution, qui nous confortent aussi dans l’idée que tout va bien.

Ces derniers temps, on peut dire que les choses se sont accélérées. Je sens que l’esquimau, 16 mois aujourd’hui, a une terrible envie de grandir, de faire comme nous, comme ses copains de la crèche. Ainsi, depuis quelques semaines, chacun de ses nouveaux apprentissages marquent la fin d’une époque.

L’ère des premières dernières fois arrive et ça me remplit de joie autant que de nostalgie. Car il faut bien le dire, les dernières fois ne préviennent pas et ce n’est que quelques jours plus tard que l’on se rend compte que c’est bel et bien fini.

Je mets donc régulièrement le temps entre parenthèses pour profiter des quelques habitudes auxquelles je m’étais attachée et qui s’effacent petit à petit parce que la vie avance.

 Les derniers quatre-pattes : L’acquisition de la marche fait que l’esquimau délaisse complètement le quatre-pattes qu’il avait mis tant de temps à maîtriser et qui représentait il y a quelques mois à peine une vraie révolution dans nos vie.

 Les dernières becquées : Notre fils a bien compris qu’à la crèche, les copains mangent par eux-mêmes et semble vouloir bien vite faire comme eux.  Il y a quelques semaines, il a mangé tout seul la moitié de sa purée, l’autre moitié lui aillant servi pour s’improviser un petit masque pour cheveux. Depuis, il demande de plus en plus régulièrement à se débrouiller par lui-même pour les repas.

 Les derniers biberons : Le voilà le nerf de la guerre, cette dernière fois qui arrive et que j’ai tant de mal à accepter. Car si jusqu’à présent, nous donnions ses biberons à l’esquimau, il manifeste maintenant l’envie de le prendre dans ses mains pour boire seul. Alors quand il me laisse encore lui donner, les matins j’en profite en me disant que c’est certainement la dernière fois…

Mais malgré ma nostalgie affichée, je vous rassure, les nouvelles premières fois qui ont remplacées les plus anciennes sont tout aussi belles et font tout autant se serrer mon cœur de maman.

Comme un grand !

Comme un grand !

Les souvenirs restent ☆

Moi et l’homme qui partage ma vie, n’attachons que peu d’importance aux objets. On fait le tri régulièrement et on jette beaucoup.

Avec l’arrivée de l’esquimau, on aurait pu penser que les choses allaient changer. J’ai même commencé à ranger tous ses vêtements dans de grands cartons, plus par nostalgie que par perspective d’avoir un autre enfant…

Mais voilà, les choses inutiles m’encombrent et bien vite, un grand tri a dû se faire histoire de mieux respirer.

L’évidence de ne conserver que les choses symboliques s’est naturellement imposée. De petites choses, comme autant de petits cailloux semés tout au long de la route de l’esquimau et que j’allais protéger dans une boite jusqu’à ce qu’il ai l’âge de s’intéresser au chemin parcouru.

Ainsi, trônent quelques reliques dans une boite qui n’est ouverte que pour y glisser un souvenir de plus…

La couverture de la maternité, en polaire verte fluo qui a réchauffé ses premiers instants et ses premières nuits auprès de nous.

La réplique exacte de sa première tétine avec un petit lion dessus, que son papa était allé chercher à la pharmacie du coin quand on était encore à la maternité

Notre première écharpe de portage. Extensible et bien chaude dans laquelle l’esquimau s’endormait instantanément.

Une petite chouette musicale sur laquelle Papa d’Hiver a flashé et qui a accompagné quelques endormissements difficiles.

☆ Sa petite couverture d’emmaillotage qui l’a entouré et rassuré les 3 premiers mois de sa vie.

Notre carnet de grossesse qui retrace tout le parcours de notre grossesse et aussi le récit de l’arrivée au monde de notre fils.

Le premier pyjama de l’esquimau. Celui que nous avions choisi avec soin, tout doux et bien chaud. Celui après lequel la nounou qui lui a enfilé à la maternité a râlé parce qu’il n’était pas pratique à enfiler…

Cette petite boite où l’on trouvera certainement dans quelques années son premier cadeau de fête des mères, son doudou car il n’en n’aura plus besoin, un petit carnet où l’on trouvera quelques unes de ses premières fois que je note dans un coin,…et toutes ces choses que je n’imagine pas encore.

Cette boite qui restera petite, pour ne pas nous faire oublier que l’essentiel est ailleurs. Que les plus belles choses sont à graver dans notre mémoire afin que nous puissions les emporter avec nous, où que nous allions.

Ces instants suspendus…

10 kilos…La fin du portage ?

Avec Papa d’Hiver, nous avons fait le choix de ne pas avoir de poussette, comme je vous l’ai déjà raconté ici

Oui mais voilà, 15 mois, 10 kilos et plusieurs lumbagos plus tard, je me pose des questions quant à l’avenir de ce moyen de locomotion (moi en l’occurrence..hinhin…). Car oui, à transporter son altesse royale le joufflu matin et soir plus les week-end pour aller se balader faire des courses, l’âne fatigue… A croire que l’adage « Qui va loin ménage sa monture », ne concerne pas la maman que je suis…

Il n’y a pas à dire, quelque soit le mode de portage, l’esquimau est bien installé. Nous disposons à la maison d’un véritable arsenal: Emeibaby, écharpe extensible (mise de coté depuis bien longtemps), sling et écharpe Ling Ling d’amour.

Depuis quelques jours, j’ai tenté d’analyser le problème qui d’après moi vient d’un portage devant et trop bas. Car oui, je l’avoue je n’ai toujours pas passé mon fils sur le dos depuis tout ce temps…

Pourtant, le passage sur le dos ne me fait pas peur, j’ai d’ailleurs trouvé un nœud qui me convient assez bien mais qui est un peu long à mettre en place.

Et je dois bien vous avouer un truc: installer son fils dans l’écharpe sur le dos au beau milieu de la crèche suscite bien des regards en coins… Car comme me l’a si bien fait remarquer une auxiliaire de puériculture  « Tous les autres parents ont des poussettes… » Bah oui…

Je dois même ramener l’écharpe avec moi après avoir déposé mon fils car à présent l’esquimau ne dispose plus d’un casier assez grand pour y ranger un porte-bébé. Sympa pour aller au boulot… Inutile de préciser que les poussettes, elles, disposent d’un pièce entière pour étaler leurs grosses fesses !

Aujourd’hui, l’esquimau à un âge où il ne marche pas suffisamment pour faire les trajets à pieds (et s’arrête à chaque feuille au sol) et est devenu plutôt lourd.

Bref, vous l’aurez compris, je suis en plein doute existentiel sur la faisabilité de notre choix sur le long terme, mais je m’accroche !

Nos débuts…

Envies de maman

Quand le ciel s’assombrit au dessus de ma tête, j’ai tendance à sombrer dans une profonde mélancolie. Alors aujourd’hui, plutôt que de me laisser envahir par ces sentiments négatifs, j’ai décidé de conjurer le sort en dressant la liste de toutes les belles choses que j’ai envie de partager avec mon fils.

J’ai envie de te faire rire aux éclats encore et encore.

J’ai envie de te fabriquer plein de nouveaux jouets.

J’ai envie de refaire la déco de ta chambre régulièrement pour qu’elle te ressemble le plus possible.

Je m’impatiente à l’idée d’organiser un pic-nic à l’ombre d’un arbre.

J’aimerais prendre le temps de te raconter d’avantage d’histoires.

J’ai envie de voyages, de te voir les pieds dans l’eau, façonner le château de sable de notre famille, faire voler un cerf volant.

J’aimerais courir avec toi dans de grandes prairies pleines de fleurs avec lesquelles on pourrait faire des bouquets.

J’aimerais t’emmener voir des spectacles. Aller au théâtre, au musée,…

Je voudrais te donner le gout des balades en famille que nous affectionnons tant avec ton père.

J’ai hâte de réorganiser ta chambre avec un lit sans barreaux et de te border le soir en te lisant une histoire.

J’attends avec impatience de faire de la pâtisserie avec toi les week end et de te regarder avec émotion cuisiner avec ton papa.

J’ai hâte d’organiser ton deuxième anniversaire pour que tu puisses en choisir le thème avec moi et l’apprécier vraiment.

J’ai envie de te faire découvrir plein de nouveaux styles musicaux, étant donné que tu es à l’affut de la moindre note de musique.

Je veux te demander quel parfum de glace tu souhaites commander. Et puis que tu goutes un peu de la mienne…

J’ai hâte que les beaux jours reviennent pour te voir marcher devant nous, encore titubant.

Toutes ces envies de mamans qui me font dire que nous avons l’essentiel et que le plus beau reste encore à construire.

Beaux jours

Je suis deux.

Nous avons partagé le même corps pendant 9 mois.

Est ce que c’est de cette période que vient le sentiment que nous éprouvons tous les deux, qu’une partie de toi est restée en moi et qu’une partie de moi est partie avec toi ?

Quand tu pleures pourquoi est ce que je n’entends que ça ?

Pourquoi ce sentiment d’être à nouveau complète le soir quand je te retrouve à la crèche ?

Pourquoi j’aimerais parfois dormir avec toi rien que pour entendre ta respiration et sentir ton odeur contre moi ?

Pourquoi fais tu cent fois plus de cinéma avec moi qu’avec n’importe qui ? Et d’ailleurs, pourquoi ça marche à chaque fois ?

Pourquoi ton excitation rejaillit si fort sur moi et comment se fait il que mon humeur ai tant  de répercussions sur la tienne ?

Pourquoi ce regard quand je te dépose à la crèche le matin ? Pourquoi n’ai je pas droit à une envolée de baisers comme papa ? Ni même à un au revoir…

Pourquoi tu te permets de gesticuler dans tous les sens quand je te change alors que tu ne le fais pas avec les autres ?

Pourquoi je n’ai aucun soucis à avoir les mains pleines de bave ou d’autres choses venant de toi…alors que je ne supporte pas l’idée de manger derrière quelqu’un ?

Pourquoi mon cœur s’envole-t-il au moindre de tes sourires ?

Pourquoi je ne dors plus que d’un œil ? Et pourquoi, dans la nuit, une simple main sur la tête te calme immédiatement ?

Et pourquoi ces larmes qui coulent dès que je pense à l’incommensurable bonheur que nous partageons tous les trois ?

Une personne m’a dit un jour que quand on avait un enfant, on n’était plus jamais seule, qu’il occupait toujours un coin de notre tête et de notre cœur.

Elle avait raison mon fils. Depuis que tu es là, je suis deux.

Ah et j'oubliais: Pourquoi je ne peux plus être tranquille pour surfer ?

Ah et j’oubliais: Pourquoi je ne peux plus être tranquille pour surfer ?