Envies de maman

Quand le ciel s’assombrit au dessus de ma tête, j’ai tendance à sombrer dans une profonde mélancolie. Alors aujourd’hui, plutôt que de me laisser envahir par ces sentiments négatifs, j’ai décidé de conjurer le sort en dressant la liste de toutes les belles choses que j’ai envie de partager avec mon fils.

J’ai envie de te faire rire aux éclats encore et encore.

J’ai envie de te fabriquer plein de nouveaux jouets.

J’ai envie de refaire la déco de ta chambre régulièrement pour qu’elle te ressemble le plus possible.

Je m’impatiente à l’idée d’organiser un pic-nic à l’ombre d’un arbre.

J’aimerais prendre le temps de te raconter d’avantage d’histoires.

J’ai envie de voyages, de te voir les pieds dans l’eau, façonner le château de sable de notre famille, faire voler un cerf volant.

J’aimerais courir avec toi dans de grandes prairies pleines de fleurs avec lesquelles on pourrait faire des bouquets.

J’aimerais t’emmener voir des spectacles. Aller au théâtre, au musée,…

Je voudrais te donner le gout des balades en famille que nous affectionnons tant avec ton père.

J’ai hâte de réorganiser ta chambre avec un lit sans barreaux et de te border le soir en te lisant une histoire.

J’attends avec impatience de faire de la pâtisserie avec toi les week end et de te regarder avec émotion cuisiner avec ton papa.

J’ai hâte d’organiser ton deuxième anniversaire pour que tu puisses en choisir le thème avec moi et l’apprécier vraiment.

J’ai envie de te faire découvrir plein de nouveaux styles musicaux, étant donné que tu es à l’affut de la moindre note de musique.

Je veux te demander quel parfum de glace tu souhaites commander. Et puis que tu goutes un peu de la mienne…

J’ai hâte que les beaux jours reviennent pour te voir marcher devant nous, encore titubant.

Toutes ces envies de mamans qui me font dire que nous avons l’essentiel et que le plus beau reste encore à construire.

Beaux jours

152 jours avec toi

Il y a 5 mois, tu sortais de mon ventre pour entrer dans la vie, dans notre vie.

152 jours passés avec toi qui m’ont parfois paru interminables et souvent beaucoup trop courts.

152 jours où ton père et moi, moi et l’homme de ma vie, nous partageons ensemble cette aventure magnifique que nous a offert la vie.

Tous les trois, nous avons connus quelques ratés, subit bien des incompréhensions, vécus quelques moments difficiles. Mais depuis quelques semaines paisibles, ton rire se mêle au nôtre, tes sourires illuminent nos journées, une relation profonde s’est établit. Il nous en a fallu du temps pour nous apprivoiser tous les trois. Mais aujourd’hui, au bout de ces 152 premiers jours de ta vie, je peux le dire, nous formons la plus belle famille de la terre.

Je me sens la force de soulever des montagnes pour toi. Je ne trouverai jamais les mots pour te dire combien je t’aime, combien je suis fière de toi, comme tu es beau et quelle joie j’ai de te voir grandir chaque jour.

Tu n’es plus un nourrisson à présent mais un beau bébé bien potelé qui comprend déjà tellement de choses.

Tu sais par exemple parfaitement attirer mon attention quand tu veux que je m’occupe de toi. Ce n’est pas compliqué, il te suffit de faire mine d’étouffer sous ton doudou…  Ca marche à tous les coups…

Tu commences à goûter les purées que je te prépare avec amour. Tu es tellement frénétique en les mangeant que tu m’arrache littéralement la cuiller des mains pour m’éviter de l’éloigner de ta bouche… Y a pas à dire sur ce coup-là, tu me fais honneur !

Depuis quelques jours tu sais te retourner sur le ventre tout seul…ce qui me vaut quelques réveils nocturnes car, tel un acrobate-boulet, tu ne sais pas te remettre sur le dos.

Tu sais aussi attraper tes pieds et les mettre dans ta bouche. Je ne suis pas certaine que cela te servira à grand dans la vie mais bon, je t’encourage quand même, on ne sait jamais…

J’aime venir te chercher dans ton lit les matins et voir ton sourire satisfait en me voyant apparaître. J’ai l’impression de voir tout l’amour que tu me portes dans tes yeux malicieux.

Il m’arrive de scruter ton visage et d’y voir apparaître les traits que nous avons en commun. Et quand tu fronces les sourcils, tu ressembles tellement à ton papa que mon coeur fond…

Cela fait 152 jours que je ne cesse de me dire que nous avons une chance inouïe de t’avoir à nos côtés.

Et tu sais quoi?

Si on m’avait donné le choix, c’est toi que j’aurais voulu sans l’ombre d’une hésitation. Tu surpasses tout ce que j’avais pu imaginer.

Comme quoi, la vie est bien faite !

Joyeux anniversaire Tétine-boy…

La loterie des mamans

On ne choisit pas sa maman. Par contre, je suis intimement persuadée que de notre coté, c’est l’étoile qui nous protège avec ton père qui t’as choisi pour nous. Toi, mon fils.

A la loterie des mamans, tu as pioché une maman spéciale. Une maman qui, bien que t’ayant désiré très fort a peur de ne pas avoir assez d’amour dans son cœur pour t’accueillir comme tu le mérites.

Ta maman, mon fils, est une jeune femme en construction, un peu blessée, avec des bases un peu branlantes parfois mais qui avance, malgré tout.

Ta maman est une personne angoissée. Perpétuellement inquiète de ce qu’il pourrait arriver. Elle imagine toujours le pire, même quand tout va bien.

Ta maman veut toujours tout maîtriser. Alors forcement, elle est prise d’un sacré vertige en pensant à toutes ces choses qu’elle ne pourra pas gérer quand tu seras là.

Ta maman imaginait que seule la grossesse pourrait la faire entrer dans un état de plénitude et de sérénité, lui permettant de sentir complète et pleinement heureuse.

Oui mais voilà, elle ignorait qu’à ce moment là, elle avancerait aux cotés de ton papa. Cet homme si merveilleux qui lui permet chaque jour de devenir ce qu’elle est profondément, en mieux. Elle ne savait pas que ce qu’elle attendait encore de la vie, c’est lui qui allait lui apporter, à chaque instant de chaque seconde.

Du coup, depuis qu’elle te porte en elle, ta maman est perdue. Quelle place reste-t-il encore dans son cœur ? Va-t-elle t’aimer, toi cet inconnu qui se manifeste tous les jours en dansant dans son ventre ? Va-t-elle te reconnaitre ? Est ce que cette maman là, tu auras envie de l’aimer ?

Depuis 5 mois ta maman dis des choses difficiles, que tu entends, que tu ressens certainement. Des mots qu’elle ne pensait certainement pas prononcer il y a quelques mois quand elle pleurait parce qu’aucun bébé ne voulait se loger dans son ventre. Alors qu’elle se sentait tellement prête à ce moment là…

Alors, je te l’accorde volontiers, ta maman n’a pas l’air très hospitalière comme ça et tu dois surement te dire que tu n’as pas eu de chance à la loterie.

Mais je tiens à ce que tu saches mon fils, que si ta maman est comme cela c’est parce qu’elle s’en veut beaucoup de ne pas parvenir à te dire une chose qu’elle veut par dessus tout, au plus profond d’elle même.

« Surtout, ne pars pas. Je t’aime déjà. »