☆ Baby Blanket ☆

Je vous en avais parlé il y a quelques mois, l’apprentissage du tricot m’a aidé à me sortir du profond ennui que je ressentais pendant mes longues journées de grossesse.

Une fois lancée, j’ai tricoté pendant des heures. Des vêtements que je n’ai parfois jamais terminés, des chaussons qui étaient mille fois trop grands, une écharpe pour Papa d’hiver, des mètres d’entrainement pour maîtriser de nouveaux types de mailles.

Et puis, je me suis lancée dans un ouvrage extrêmement long: une couverture de naissance pour l’esquimau. Le genre de chose dont on est tellement fière si l’on arrive à la terminer sans faire trop d’erreurs qu’elle accompagnera notre enfant plusieurs hivers durant et qu’on la gardera comme une relique pendant des années.

Pour ce projet un peu particulier, j’ai choisi un modèle Phildar. Quelques points qui semblaient compliqués au premier abord mais qui se sont en fait avérés accessibles avec un peu de persévérance.

Nous sommes allés choisir une laine de bonne qualité qui supportera l’usure du temps et qui, de par sa douceur, respectera la peau fragile de bébé. Nous avons trouvé notre bonheur avec des pelotes de la gamme Légende de Bouton d’Or coloris Elfe.

Après des semaines de travail, voici ce qui est sorti de mes aiguilles juste à temps pour la naissance de l’esquimau. Franchement, je n’en suis pas peu fière, ça valait vraiment le coût coup !

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La loterie des mamans

On ne choisit pas sa maman. Par contre, je suis intimement persuadée que de notre coté, c’est l’étoile qui nous protège avec ton père qui t’as choisi pour nous. Toi, mon fils.

A la loterie des mamans, tu as pioché une maman spéciale. Une maman qui, bien que t’ayant désiré très fort a peur de ne pas avoir assez d’amour dans son cœur pour t’accueillir comme tu le mérites.

Ta maman, mon fils, est une jeune femme en construction, un peu blessée, avec des bases un peu branlantes parfois mais qui avance, malgré tout.

Ta maman est une personne angoissée. Perpétuellement inquiète de ce qu’il pourrait arriver. Elle imagine toujours le pire, même quand tout va bien.

Ta maman veut toujours tout maîtriser. Alors forcement, elle est prise d’un sacré vertige en pensant à toutes ces choses qu’elle ne pourra pas gérer quand tu seras là.

Ta maman imaginait que seule la grossesse pourrait la faire entrer dans un état de plénitude et de sérénité, lui permettant de sentir complète et pleinement heureuse.

Oui mais voilà, elle ignorait qu’à ce moment là, elle avancerait aux cotés de ton papa. Cet homme si merveilleux qui lui permet chaque jour de devenir ce qu’elle est profondément, en mieux. Elle ne savait pas que ce qu’elle attendait encore de la vie, c’est lui qui allait lui apporter, à chaque instant de chaque seconde.

Du coup, depuis qu’elle te porte en elle, ta maman est perdue. Quelle place reste-t-il encore dans son cœur ? Va-t-elle t’aimer, toi cet inconnu qui se manifeste tous les jours en dansant dans son ventre ? Va-t-elle te reconnaitre ? Est ce que cette maman là, tu auras envie de l’aimer ?

Depuis 5 mois ta maman dis des choses difficiles, que tu entends, que tu ressens certainement. Des mots qu’elle ne pensait certainement pas prononcer il y a quelques mois quand elle pleurait parce qu’aucun bébé ne voulait se loger dans son ventre. Alors qu’elle se sentait tellement prête à ce moment là…

Alors, je te l’accorde volontiers, ta maman n’a pas l’air très hospitalière comme ça et tu dois surement te dire que tu n’as pas eu de chance à la loterie.

Mais je tiens à ce que tu saches mon fils, que si ta maman est comme cela c’est parce qu’elle s’en veut beaucoup de ne pas parvenir à te dire une chose qu’elle veut par dessus tout, au plus profond d’elle même.

« Surtout, ne pars pas. Je t’aime déjà. »

Occupations pour une femme enceinte – Se mettre au tricot

         

Alors je sais, le tricot comme ça, c’est pas très sexy…mais ne t’enfuis pas tout de suite, je pense que tu pourrais finir par aimer ça…

Pour commencer, je vais te présenter au moins 8 bonnes raisons de t’y mettre et peut être même de t’y lancer à corps perdu (qui sait…).

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Le choix de l’haptonomie

     
    Avant même d’être enceinte j’avais une envie très forte de faire de l’haptonomie pendant ma grossesse.
Ce qui m’a tout de suite plu dans cette préparation à l’accouchement c’est la place qu’elle laisse au père. Cet enfant que nous avons désiré à deux, fait à deux, nous l’accompagnerons ensemble pendant et après la grossesse. Il faut le dire aussi, le coté intimiste de cette préparation (juste nous 3 et la sage-femme) m’a tout de suite attiré.
Biensur, nous en avons parlé ensemble avec Papa d’hiver qui a rapidement été partant (condition sinéquanone pour que cela fonctionne) et nous nous sommes lancés.
        Autant vous le dire tout de suite, trouver une sage-femme proposant ce type de préparation n’a pas été chose facile alors que nous n’habitons pas dans un trou… Alors un conseil : demandez la liste des professionnels pratiquant l’haptonomie au CIRDH (Centre International de recherche et de Développement de l’Haptonomie) ou à votre maternité histoire de gagner du temps.
       C’est donc le jour de mon anniversaire, à 19 semaines de grossesse que nous avons rencontré notre sage-femme, jeune et dynamique, bonne première impression. Cette première séance s’est effectuée en trois temps.
       Un premier temps d’échange autour nos attentes et quelques explications plus précises sur la préparation qui allait nous être proposée. Selon elle, il est inutile de faire une préparation à l’accouchement classique à côté de l’haptonomie (comme j’avais pu le lire sur internet) puisque cette pratique est une préparation à part entière avec la particularité que le père y joue un rôle primordial. Et je dois le dire, ça me rassure de savoir que je vais pouvoir compter sur lui pour m’aider à gérer ma douleur le jour J.
Donc en gros chéri t’as pas intérêt à te tourner les pouces en buvant des cafés le jour de l’accouchement !
        Les deuxième et troisième temps de la rencontre se sont fait…autour de mon ventre ou plutôt autour du bébé.
Bon là, je dois le dire, je suis restée dubitative. La sage-femme a commencé par nous faire « ressentir » la façon d’entrer en contact avec le bébé et comment terminer l’échange avec lui. Ce moment a été un peu trop intrusif à mon goût…la professionnelle d’un côté qui nous montrait les choses à ne surtout pas faire (genre appuyer brutalement sur mon ventre…ce qui  ne nous serait pas franchement venu à l’idée…), Papa d’hiver de l’autre, concentré mais pas beaucoup plus à l’aise que moi.
Puis, je suis allée m’installer sur le lit pour que nous puissions entrer en contact avec le bébé toujours dans la même disposition : moi au milieu, le ventre bien en évidence. Elle a immédiatement trouvé le bébé (qui, comme à son habitude, prenait mon utérus pour une piste de danse…) et a montré à papa d’hiver comment faire. Je dois bien le dire,  je me suis un peu sentie frustrée quand elle m’a expliqué que cette façon d’entrer en contact avec bébé était réservée au père afin de ne pas donner d’informations contradictoires au bébé et qu’il puisse reconnaitre son papa par cette approche particulière.
       C’est à cet instant que j’ai vraiment réalisé que l’haptonomie c’est ça aussi, donner SA place au père. Ne plus être uniquement deux : moi et Papa d’hiver / moi et le bébé, mais accepter d’être ensemble tous les trois.
C’est, je crois, ce qui est si dur et en même temps tellement fort dans cette préparation à l’accouchement.
       Donc voilà, avec Papa d’hiver on a décidé de remettre ça.  Parce que même si, sur le moment, on a pu se sentir un peu décontenancé par cette femme nous apprenant (pas toujours avec délicatesse…) à entrer en communication avec la chair de notre chair, ce qui nous a paru franchement étrange et dérangeant, ces séances sont des indications, des impulsions que nous adapterons de retour à la maison, tranquilles dans notre cocon.
     Pour un moment rien qu’ à nous… 3.