Et lever le pied.

8 mois. Cela fait 8 mois que je n’ai rien écrit ici. A vrai dire cela n’a pas eu le temps de me manquer. Je n’en n’ai a aucun moment ressenti le besoin, toute tête dans le guidon que j’ai eu ces derniers mois…

Il y a eu l’été et puis il y a eu la rentrée. Tant redoutée, tant espérée aussi.

Ces derniers mois ont été un tourbillon. L’apprentissage d’une nouvelle organisation à trois, la fatigue des trajets à pieds avec le petit dans l’écharpe, cette belle organisation régulièrement chamboulée par nos amies les maladies ou les dents (je vous hais, toutes les deux pareil), et puis la poursuite de ma formation qui a reprit par un stage de 6 mois, riche en découvertes et en remises en question, assurer le travail pour le centre de formation à faire à coté, gérer nos deux fatigues, faire les courses, se relayer, parler, lever le ton, serrer les dents en se disant que cette période est un sale moment à passer..

Et aussi grappiller quelques minutes de ci de là pour le regarder grandir en se disant qu’on fait quand même aussi des choses bien.

Pendant ces derniers mois, le petit esquimau est entré à la crèche. L’adaptation s’est faite avec son papa et tout s’est merveilleusement passé. Depuis tout ce temps, jamais la moindre ébauche d’un sanglot au moment de partir (je vous ai dit que mon mec était trop fort ?). L’esquimau était alors encore au stade de larve rampante, se déplaçant tel un commando, à la recherche d’un truc intéressant à manger.

Aujourd’hui, ce n’est plus un bébé que j’amène à la crèche tous les matins. Il fait même partie des plus grands de son étage. Il est également devenu celui qui pique les boudoirs des copains en passant, qui danse dès qu’il entend de la musique, qui frappe les petits nouveaux (encore au stade de larve gluante et sans défense) ou prend le radiateur pour une timbale.

Mon fils est un grand garçon de 14 mois. Qui marche. Depuis avant hier.

Oui, c’est arrivé comme ça et même si je m’impatientais de le voir acquérir la marche, je ne m’attendais pas à ce que ça me mette une nouvelle claque. Je suis fière de lui et contente de l’avoir laissé évoluer à son rythme mais c’est encore trop rapide pour moi. Ce petit garçon qui se met debout tout seul et délaisse du jour au lendemain le quatre patte qu’il a tant apprécié… Ce petit là semble tellement loin du bébé qui s’endormait paisiblement contre moi il y a quelques mois de cela.

Je suis nostalgique sans l’être vraiment. Même si sa bonne odeur de bébé joufflu me manque, ce à quoi nous avons accès aujourd’hui avec lui au niveau des échanges, de la complicité, des rires et des interrogations sur l’éducation est vraiment incomparable avec ce que nous avons pu partager jusque là. Aujourd’hui, j’ai vraiment la sensation que nous sommes trois sans avoir l’impression de le subir. Alors oui, on dort toujours en pointillés, on est toujours réveillés à 6h30 du matin mais dans la journée, nous partageons la vie d’un petit garçon joueur, rieur, intelligent, casse-coup, déterminé, un peu énervant parfois mais tellement drôle et charmant.

Depuis une semaine mon stage s’est terminé et j’ai repris les cours dans mon centre de formation. Et je souffle…Enfin. J’ai à nouveau l’esprit plus disponible pour m’occuper pleinement de lui quand on se retrouve le soir et les weekend. Jouer avec mon fils pas parce que je culpabilise de ne pas en faire assez mais parce que j’aime vraiment ça et que ça me détends aussi.

Voir son sourire plein de dents et entendre ses éclats de rire raisonner dans la maison récompensent alors tous les efforts que demandent ce quotidien à trois.

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