L’emmaillotage, cette pratique étrange qui a sauvé nos nuits

Pendant ma grossesse, je suis tombée sur plusieurs articles vantant les vertus de l’emmaillotage. Je ne comprenais pas comment cette pratique totalement desuète à mes yeux pouvait être bénéfique pour un bébé.

Forcément, quand je pensais à un enfant emmailloté, je l’imaginais complètement saucissonné dans un linge -tel un forcené dans sa camisole- suspendu au mur par un crochet 24h/24h. Mais en fait, cette pratique avait cours au 18ème siècle et depuis, les choses ont bien changées.

De nos jours, elle semble réapparaître -en version plus soft, sans le clou quoi…- et j’ai été étonnée de trouver un nombre conséquent de témoignages sur internet ne tarissant pas d’éloges à son sujet. Je vous conseille la lecture de cet article concernant les bienfaits de cette pratique.

Au début, c’est Papa d’hiver qui, de lui-même, s’est lancé dans cette pratique. L’esquimau était alors emmitouflé dans une couverture et mit dans sa gigoteuse tel un rouleau de printemps et cela l’apaisait vraiment. Ne maitrisant encore aucun de ses mouvements, il se mettait souvent les doigts dans les yeux et se griffait le visage ce qui l’empêchait de dormir tranquillement, ce dispositif l’en empêchait et il dormait plus longtemps. On a aussi pensé à lui couper les mains mais ça aurait fait mauvais genre.

Puis, au bout de quelques jours, nous sommes passés à la couverture miracle de Red Castle. J’ai franchement été dubitative au début. Moi qui ne supporte pas de voir mes mouvements entravés, je vivais mal de le voir ainsi enroulé. Il ne pouvait plus du tout bouger les bras mais…il semblait apprécier. Quand il était fatigué mais que son excitation l’empêchait de s’endormir, on le mettait dedans, il faisait le vers de terre pendant 30 secondes puis s’endormait paisiblement pour de longues heures 2 heures.

Puis, cette pratique est devenue habituelle chez nous. Puisque cela l’apaisait, pourquoi s’en priver ? Ce n’est pas barbare, il a juste les bras maintenus le long du corps pour dormir. Parfois, je me mettais à sa place et je me disais qu’il ne devait pas comprendre ce qu’il se passait quand deux choses inconnues lui griffait le visage alors qu’il dormait paisiblement ou qu’un sursaut lui valait un réveil soudain à cause de tout cet espace qu’il avait autour de lui à présent.

Mais dans notre société, par manque d’information, l’emmaillotage à mauvaise presse. Je ne compte plus le nombre de personnes qui nous ont lancé des regards choqués en apprenant qu’on le pratiquait avec notre bébé ou ce grand malaise lorsqu’ils voyaient l’esquimau en mode chrysalide dormir paisiblement. On avait vraiment l’impression d’être des marginaux…

Bon par contre, accroche toi mon coco pour le faire dormir SANS emmaillotage une fois qu’il a atteint l’âge auquel il est recommandé d’arrêter (3 mois)… Chez nous, l’esquimau a fait un peu de rab’. On a commencé par arrêter de l’emmailloter quand il dormait la journée puis, j’ai fait quelques tentatives infructueuses pour lui retirer la nuit mais il n’était pas prêt. Et un matin, magie, quand je suis allée le chercher, il était parvenu à sortir ses mains et j’ai compris que le moment était venu.

Depuis à la maison, plus de camisole pour dormir mais franchement, ça nous a bien sauvé la vie les premiers mois ! Alors un conseil, passez au delà des idées reçues, des regards en coin et foncez si cela convient à votre bébé!

Voici à quoi ressemblait l’esquimau une fois neutralisé.

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Une maman sans parents

Je crois que le rôle de maman est le plus beau qu’il ne m’ait jamais été donné de jouer. Et avec Papa d’hiver à mes côtés, je suis comblée.

La seule ombre au tableau réside dans le fait que mes parents et plus largement la famille dans laquelle j’ai grandi n’est pas là pour partager mon bonheur et encore moins pour m’épauler ou me conseiller.

Après avoir fait cette démarche, il ne m’a resté que mes yeux pour pleurer et la famille que nous formons avec Papa d’hiver et l’esquimau pour m’aider à me relever. Des moments douloureux que nous sommes parvenus à surmonter.

Mes parents, mes frères et soeurs, la marraine de mon fils ne seront pas là pour voir grandir mon bébé.

Le plus difficile à vivre dans cette situation c’est l’absence totale d’échanges avec eux. Ne pas pouvoir partager mes doutes avec ceux qui m’ont élevée, ne pas entendre de paroles réconfortantes ou de conseils avisés de leur part. Comme s’ils étaient morts. Cela fait un grand vide mais si je tente de trouver un aspect positif à cette situation c’est que nous n’avons pas d’autre choix que de nous faire confiance.

Quand l’esquimau pleure le soir, quand il mange moins que d’habitude, quand il a un peu trop chaud à mon goût, je ne peux pas appeler mes parents pour leur demander des conseils.

Alors, nous tâtonons, nous nous renseignons sur internet, nous faisons des erreurs, nous écoutons beaucoup notre fils qui nous aide vraiment et jusqu’à présent cela nous réussi plutôt bien.

C’est vrai, avoir mes parents à mes côtés, ça m’aiderait surement parfois, rien que pour me sentir soutenue dans cette tâche complexe qu’est la parentalité , pour m’aider à avoir plus de recul sur certaines situations ou pour voir dans les yeux de quelqu’un l’enfant que j’ai été…

Mais quand Papa d’hiver fait rire aux éclats notre fils, quand nous nous promenons tous les trois en ville, je me dis que tout va bien, je sais que l’essentiel est là. Ma famille c’est eux.

[DIY] Carnet de grossesse personnalisé

Il est important à mes yeux de savoir d’où l’on vient, d’avoir le plus de détails possible sur la façon dont on a grandit, ce que l’on a vécu étant enfant et pourquoi pas même savoir ce qu’il s’est passé quand on était dans le ventre de notre mère. C’est donc dans l’objectif de léguer à mon fils une partie de son histoire que j’ai rédigé une sorte de carnet de bord pendant ma grossesse.

Il y a bien ce genre d’ouvrage qui existe sur le marché. Ceux où l’on a juste à remplir les cases, à compléter des phrases toutes faites. Mais cela ne me convenait pas. Pour commencer, j’avais trop de chose à dire et puis ce carnet personnalisé nous correspond d’avantage et ne ressemble à aucun autre. En plus, ça m’occupe…

J’y ai raconté ce que je ressentais au fil des mois, les petites anecdotes de cette aventure à trois qui commençait, les évènements marquants de cette période. Papa d’hiver a fait la même chose de son coté pour enrichir ce carnet de son point de vue, de ses sentiments et impressions.

J’ai aussi gardé précieusement quelques petites choses de cette période: listes de prénoms que je faisais dans la journée, photo du test de grossesse, échographie, comptes rendus médicaux,…

Mon esprit un brin perfectionniste voulait que ce carnet soit le plus parfait possible. Propre, bien pensé, illustré de photographies que nous aurions choisies, coloré, solide pour durer dans le temps,…

Je suis donc entrain de recopier tout ce que nous avons écrit avec Papa d’hiver pendant 9 mois, j’y ajouterai aussi le récit de sa naissance et tout ce qui est en lien avec mon séjour à la maternité: bracelet de naissance, horaires de mises au sein, de sommeil,…

J’ai mis beaucoup de temps à trouver LE carnet qui accueillerait tout cela. Pas trop austère, suffisamment épais, ligné, assez grand mais pas trop…

Je prends beaucoup de plaisir à raconter notre histoire sur ce support. Je le décore avec un peu de masking tape acheté pour l’occasion et écrit avec des feutres fins pour la couleur. Bon j’essaye quand même de me refréner histoire que ça fasse pas trop Youpiland parce qu’aujourd’hui il a 5 mois mais dans quelques années, ça serait bien qu’il ne le lise pas en se marrant et en se demandant ce que ça mère pouvait bien fumer à l’époque…

Mais de toute façon, plus le temps passe et plus je me dis qu’en fait, je vais peut-être le garder pour moi ce carnet ! Tellement ça m’émeut de relire tout cela…

152 jours avec toi

Il y a 5 mois, tu sortais de mon ventre pour entrer dans la vie, dans notre vie.

152 jours passés avec toi qui m’ont parfois paru interminables et souvent beaucoup trop courts.

152 jours où ton père et moi, moi et l’homme de ma vie, nous partageons ensemble cette aventure magnifique que nous a offert la vie.

Tous les trois, nous avons connus quelques ratés, subit bien des incompréhensions, vécus quelques moments difficiles. Mais depuis quelques semaines paisibles, ton rire se mêle au nôtre, tes sourires illuminent nos journées, une relation profonde s’est établit. Il nous en a fallu du temps pour nous apprivoiser tous les trois. Mais aujourd’hui, au bout de ces 152 premiers jours de ta vie, je peux le dire, nous formons la plus belle famille de la terre.

Je me sens la force de soulever des montagnes pour toi. Je ne trouverai jamais les mots pour te dire combien je t’aime, combien je suis fière de toi, comme tu es beau et quelle joie j’ai de te voir grandir chaque jour.

Tu n’es plus un nourrisson à présent mais un beau bébé bien potelé qui comprend déjà tellement de choses.

Tu sais par exemple parfaitement attirer mon attention quand tu veux que je m’occupe de toi. Ce n’est pas compliqué, il te suffit de faire mine d’étouffer sous ton doudou…  Ca marche à tous les coups…

Tu commences à goûter les purées que je te prépare avec amour. Tu es tellement frénétique en les mangeant que tu m’arrache littéralement la cuiller des mains pour m’éviter de l’éloigner de ta bouche… Y a pas à dire sur ce coup-là, tu me fais honneur !

Depuis quelques jours tu sais te retourner sur le ventre tout seul…ce qui me vaut quelques réveils nocturnes car, tel un acrobate-boulet, tu ne sais pas te remettre sur le dos.

Tu sais aussi attraper tes pieds et les mettre dans ta bouche. Je ne suis pas certaine que cela te servira à grand dans la vie mais bon, je t’encourage quand même, on ne sait jamais…

J’aime venir te chercher dans ton lit les matins et voir ton sourire satisfait en me voyant apparaître. J’ai l’impression de voir tout l’amour que tu me portes dans tes yeux malicieux.

Il m’arrive de scruter ton visage et d’y voir apparaître les traits que nous avons en commun. Et quand tu fronces les sourcils, tu ressembles tellement à ton papa que mon coeur fond…

Cela fait 152 jours que je ne cesse de me dire que nous avons une chance inouïe de t’avoir à nos côtés.

Et tu sais quoi?

Si on m’avait donné le choix, c’est toi que j’aurais voulu sans l’ombre d’une hésitation. Tu surpasses tout ce que j’avais pu imaginer.

Comme quoi, la vie est bien faite !

Joyeux anniversaire Tétine-boy…