Ou l’importance de prendre soin de soi

        

          Il n’y a pas très longtemps, j’ai pris conscience que prendre soin de moi régulièrement était important pour mon équilibre, une généralité évidente me direz-vous.

        Je vous répondrais alors que prendre soin de soi, ce n’est pas une évidence pour tous. Cela s’apprend. Cela prend du temps de trouver ce qui nous fait vraiment du bien, ce qui nous rend plus belle ou plus sereine.

        Quand on n’a pas la chance d’avoir eu une mère qui prenait du temps pour elle, ce n’est pas toujours évident de se positionner par rapport à soi. Suis-je futile, artificielle, irresponsable quand je fais des choses rien que pour moi ? Cela n’a-t-il réellement aucun intérêt ?

       Dans ces conditions, devenir une femme pleinement heureuse de l’être m’a pris du temps.

        Il y a pour commencer l’apprivoisement de son corps. Par exemple, accepter cette poitrine importante alors que c’est un complexe que l’on se refile de génération en génération. Gagner en objectivité sur le jugement que l’on porte sur son corps grâce notamment aux autres, aux hommes et aux femmes que l’on croise au cours de notre vie et dont le regard,  la perception nous fait du bien, une fois que l’on accepte de l’entendre.

        L’acceptation de son corps puis l’amour de celui-ci est un long cheminement pour beaucoup d’entre nous. De plus, au cours de la vie ce dernier évolue, il grossit, maigrit, se ride, se vergeturise, se cautérise,… Pourtant, je pense que quelque soit ce que notre corps nous inflige, nous renvoit, il faut le respecter. Ce compagnon de route attribué à vie peut ainsi devenir l’un de nos meilleurs alliés car mieux on apprend à l’écouter, mieux on sait prendre soin de lui, plus il nous le rend bien. L’estime que l’on se porte, notre assurance trouvent alors une nouvelle ressource sur laquelle s’appuyer.

        Avec cette grossesse, je prends même conscience que c’est quand notre corps nous plait le moins qu’il faut faire le plus attention à lui. Pendant les premiers mois de la grossesse, je suis passée par une phase: « De toute façon je suis moche, grosse, plus aucune de mes fringues ne me va. D’ici quelques mois  mon mec n’aura plus envie de moi. Alors à quoi bon… ». Oui mais voilà, force est de constater qu’arrivée à 4 mois de grossesse en me laissant aller de la sorte,  c’était moi qui n’avait plus envie de moi, je détestais que mon corps change si brutalement et le fait de ne plus entrer dans ce que j’avais dans la penderie me rendait malade.

       Alors avec Papa d’hiver,  on a fait un truc tout bête mais que je repoussais depuis que j’avais grossi: on a pris du temps rien que pour moi en allant m’acheter des vêtements adaptés à mon nouvel état.

       Un pantalon, quelques hauts, une robe à ma -nouvelle- taille et voilà que je revis. L’envie de me remaquiller de temps en temps, de trouver une coiffure sympa est revenue. Et depuis qu’est ce que je me sens mieux ! Oui parce que prendre soin de soi ça passe souvent par de petites choses.

       On a toutes des rituels qui nous sont propres. Moi, par exemple, j’aime voir mes ongles vernis avec une belle couleur foncée, avoir les pieds doux, faire un masque à mes cheveux une fois par semaine, mettre une petite robe, être perchée de temps en temps sur des talons hauts, souffrir en silence en m’épilant, me faire un bon resto en amoureux ou déguster un plat préparé avec amour grâce aux produit frais du marché, prendre une douche d’un quart d’heure, mettre une crème hydratante sur mon visage, me promener en ville, rien que lui et moi et ramener une nouvelle paire de chaussures, me maquiller légèrement, me la jouer femme fatale pour Papa d’hiver en sortant le grand jeu juste pour m’entendre dire que je suis canon et voir ses yeux briller en me regardant.

       Aujourd’hui, les moments où je prends soin de mon corps sont des moments où je prends soin de moi. Des instants de plaisir où, centrée sur moi, je me ressource, m’écoute, et me soigne ainsi le corps et l’esprit.

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La loterie des mamans

On ne choisit pas sa maman. Par contre, je suis intimement persuadée que de notre coté, c’est l’étoile qui nous protège avec ton père qui t’as choisi pour nous. Toi, mon fils.

A la loterie des mamans, tu as pioché une maman spéciale. Une maman qui, bien que t’ayant désiré très fort a peur de ne pas avoir assez d’amour dans son cœur pour t’accueillir comme tu le mérites.

Ta maman, mon fils, est une jeune femme en construction, un peu blessée, avec des bases un peu branlantes parfois mais qui avance, malgré tout.

Ta maman est une personne angoissée. Perpétuellement inquiète de ce qu’il pourrait arriver. Elle imagine toujours le pire, même quand tout va bien.

Ta maman veut toujours tout maîtriser. Alors forcement, elle est prise d’un sacré vertige en pensant à toutes ces choses qu’elle ne pourra pas gérer quand tu seras là.

Ta maman imaginait que seule la grossesse pourrait la faire entrer dans un état de plénitude et de sérénité, lui permettant de sentir complète et pleinement heureuse.

Oui mais voilà, elle ignorait qu’à ce moment là, elle avancerait aux cotés de ton papa. Cet homme si merveilleux qui lui permet chaque jour de devenir ce qu’elle est profondément, en mieux. Elle ne savait pas que ce qu’elle attendait encore de la vie, c’est lui qui allait lui apporter, à chaque instant de chaque seconde.

Du coup, depuis qu’elle te porte en elle, ta maman est perdue. Quelle place reste-t-il encore dans son cœur ? Va-t-elle t’aimer, toi cet inconnu qui se manifeste tous les jours en dansant dans son ventre ? Va-t-elle te reconnaitre ? Est ce que cette maman là, tu auras envie de l’aimer ?

Depuis 5 mois ta maman dis des choses difficiles, que tu entends, que tu ressens certainement. Des mots qu’elle ne pensait certainement pas prononcer il y a quelques mois quand elle pleurait parce qu’aucun bébé ne voulait se loger dans son ventre. Alors qu’elle se sentait tellement prête à ce moment là…

Alors, je te l’accorde volontiers, ta maman n’a pas l’air très hospitalière comme ça et tu dois surement te dire que tu n’as pas eu de chance à la loterie.

Mais je tiens à ce que tu saches mon fils, que si ta maman est comme cela c’est parce qu’elle s’en veut beaucoup de ne pas parvenir à te dire une chose qu’elle veut par dessus tout, au plus profond d’elle même.

« Surtout, ne pars pas. Je t’aime déjà. »

Occupations pour une femme enceinte – Se mettre au tricot

         

Alors je sais, le tricot comme ça, c’est pas très sexy…mais ne t’enfuis pas tout de suite, je pense que tu pourrais finir par aimer ça…

Pour commencer, je vais te présenter au moins 8 bonnes raisons de t’y mettre et peut être même de t’y lancer à corps perdu (qui sait…).

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Réflexions autour de l’éducation non punitive – Partie 2

         Dans ce deuxième billet, je vais dans un premier temps vous présenter ma fiche de lecture de l’ouvrage « Eduquer Sans Punir: Apprendre l’Autodiscipline aux enfants » de Thomas Gordon qui m’a fait avancer dans ma réflexion sur l’éducation. Puis, je vous présenterai des pistes de lectures pour mieux comprendre les manières d’appliquer concrètement une éducation sans punition.

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