Fluctuations

     Depuis 5 mois, je traverse une période quelque peu tumultueuse : ma première grossesse. Et bien que Papa d’hiver assure à mort, je ressens le besoin de m’exprimer et de partager de façon plus approfondie sur le sujet.
     En effet, éduquée dans l’idée que la grossesse est une chose merveilleuse et épanouissante, je me retrouve bien déstabilisée depuis quelques mois en découvrant que ma réalité est bien différente…
  Je suis habitée par un inconnu, un autre être, ce nouvel humain que l’on a créé avec l’homme que j’aime…Je trouve ça fou…
L’argument « on est faite pour ça, c’est naturel » ne me convient pas. Depuis l’annonce de cette grossesse, je vis mal le fait de partager ce corps que je commençais tout juste à apprécier pour ce qu’il est.  Mon enveloppe corporelle gonfle à vue d’œil, j’ai une poitrine énooorme… le seul point positif physiquement c’est que mes cheveux sont magnifiques, tu parles d’un lot de consolation !

    Et pourtant ce bébé je l’ai tellement souhaité, cette grossesse je l’ai tant imaginée. J’ai été tellement submergée par l’émotion lors de la première échographie parce qu’il était là, devant nous, notre bébé. Et moi qui n’imaginais pas, avant de tomber enceinte, donner le sein à mon enfant, je me retrouve à espérer ce type d’allaitement tellement fort que j’en rêve la nuit.

      C’est cette ambivalence qui est difficile à gérer. Les nombreux questionnements qui m’assaillent  laissent souvent place à la culpabilité.
      Car ce qui me fait peur dans le fond c’est de ne pas accueillir correctement ce bébé, fruit de cet amour si incroyable qui nous unis Papa d’hiver et moi…

Ouverture

     Ce 14 mai 2011, ma vie a définitivement changé : j’ai appris que j’allais être maman. Une maman de fin janvier, une maman d’hiver.
      Mais à quel moment devient-on parent ?
Pour papa d’hiver, tout semble limpide, il semble déjà se sentir père, aucun doute ne le traverse.
De mon coté, je suis assaillie de doutes, de craintes, d’immenses joies, de beaucoup d’émotions toutes contradictoires que j’ai bien du mal à apaiser.
     Je souhaite cet espace comme un exutoire, un lieu de réflexions, de découvertes et d’échanges autour de la grossesse, de l’éducation et des choses qui me tiennent à cœur.
      Bienvenue.